LES ENJEUX DE LA MÉMOIRE DE L'ESCLAVAGE

Des enjeux nationaux et internationaux

Register of Liberates slaves in Port Victoria Seychelles. 1861-1872 © IHOI
Register of Liberates slaves in Port Victoria Seychelles. 1861-1872 © IHOI
Register of Liberates slaves in Port Victoria Seychelles. 1861-1872 © IHOI
Register of Liberates slaves in Port Victoria Seychelles. 1861-1872 © IHOI
Register of Liberates slaves in Port Victoria Seychelles. 1861-1872 © IHOI
Register of Liberates slaves in Port Victoria Seychelles. 1861-1872 © IHOI
Register of Liberates slaves in Port Victoria Seychelles. 1861-1872 © IHOI
Register of Liberates slaves in Port Victoria Seychelles. 1861-1872 © IHOI
Register of Liberates slaves in Port Victoria Seychelles. 1861-1872 © IHOI
Register of Liberates slaves in Port Victoria Seychelles. 1861-1872 © IHOI
Register of Liberates slaves in Port Victoria Seychelles. 1861-1872 © IHOI
Register of Liberates slaves in Port Victoria Seychelles. 1861-1872 © IHOI
Register of Liberates slaves in Port Victoria Seychelles. 1861-1872 © IHOI
Register of Liberates slaves in Port Victoria Seychelles. 1861-1872 © IHOI

ENJEUX NATIONAUX

La question de la mémoire de l’esclavage est éminemment politique. Elle a des résonances dans la vie politique en France dès le XVIème siècle et jusqu’aujourd’hui, au-delà des révolutions. Elle interroge les principes d’égalité et de justice, les pratiques et les discours, les vécus et les héritages, l’expression et la création, le passé, le présent et l’avenir. Notre ambition est de faire de la Fondation l’outil d’une France rassemblée et fière de sa diversité, en agissant dans les directions suivantes :

• transmettre l’histoire mondiale de la France
• célébrer les héritages – créolisation, culture, valeurs
• améliorer la visibilité des outre-mer dans l’hexagone
• expliquer la diversité française
• lutter contre le racisme et les stéréotypes
• conjurer la concurrence mémorielle…

ENJEUX INTERNATIONAUX

L’histoire de l’esclavage est par nature internationale. Sa mémoire est mondiale. Elle associe l’Afrique, les Amériques, l’Europe et l’Océan indien dans un dialogue fécond.
• En Europe, toutes les anciennes puissances coloniales se penchent sur leur passé esclavagiste. La Grande Bretagne a commencé à le faire dès les années 80 et a inauguré, à Liverpool en 2007, son musée de l’esclavage en donnant à voir la diversité des points de vue de ses citoyens. La Hollande, le Portugal, l’Espagne, le Danemark, l’Allemagne ont également amorcé un grand mouvement de retour sur leur passé colonial, incluant tous les points de vue. Le parlement européen a organisé une semaine « Honoring Black Europe » en mai 2018 qui veut mieux reconnaître la place des personnes d’ascendance africaine en Europe.
• Le Qatar a crée en 2016 un musée sur l’esclavage dans l’océan indien.
• Le projet « la route de l’esclave » de l’UNESCO a, dès 1994, fait le lien entre tous les lieux de mémoire de cette histoire dans le monde, en partant de Ouidah au Bénin.
• Le concept de Diaspora africaine a été reconnu par l’ONU qui a décrété la décennie des afro-descendants de 2015 à 2024.
• Aux USA les revendications des Africains-Américains pour une reconnaissance de cette histoire questionnent l’origine même de la démocratie américaine comme on peut le voir au Musée National de l’Histoire et de la Culture des Africains-Américains à Washington.
Les productions culturelles des artistes africains-américains sont diffusées mondialement, elles ont un impact sur la jeunesse mondiale à travers le rap, les films, les photos, la mode…